Du 22 au 25 septembre 2026, Antsirabe a
accueilli une session de formation continue consacrée aux finances publiques et
aux marchés publics, réunissant des magistrats de la Cour de cassation, des
Pôles anti-corruption ainsi que du Tribunal de Première Instance d’Antsirabe.
Cette formation s’inscrit dans la
continuité des actions de renforcement des capacités destinées aux magistrats
appelés à intervenir dans des domaines techniques liés notamment à la lutte
contre la corruption et aux infractions assimilées.
Elle a été organisée par la Direction de
Coordination des Pôles anti-corruption (DCN-PAC), en collaboration avec l’École
Nationale de la Magistrature et des Greffes (ENMG), la Cour des comptes et la
Commission Nationale des Marchés.
L’objectif principal était de renforcer
les capacités techniques des magistrats, notamment ceux nouvellement nommés au
sein des PAC, sur les règles juridiques applicables à la gestion des finances
publiques et aux procédures de marchés publics.
Au fil des quatre journées, les participants
ont pu approfondir leur compréhension des mécanismes de gestion et de contrôle
des finances publiques, tout en abordant les principales procédures,
responsabilités et points de vigilance en matière de marchés publics.
Lors de son allocution, Monsieur
RAMAROLAHIHAINGONIRAINY Anthony, Directeur Général de l’ENMG, a rappelé que
la formation continue constitue un outil essentiel pour permettre aux
magistrats d’actualiser leurs connaissances, de mieux appréhender des matières
de plus en plus techniques et de répondre aux exigences croissantes de leur
pratique professionnelle.
Il a également souligné l’importance
particulière des finances publiques et des marchés publics dans le traitement
des dossiers liés à la corruption et aux infractions assimilées. Une meilleure
maîtrise de ces domaines permet non seulement de mieux comprendre les
mécanismes financiers et les procédures de dépense publique, mais également
d’identifier plus efficacement les irrégularités, les risques et les
responsabilités susceptibles d’être engagées.
À ce titre, il a notamment déclaré :
« Mieux maîtriser les finances publiques
et les marchés publics, c’est donner aux magistrats les moyens de mieux
comprendre, qualifier et traiter des dossiers souvent complexes, au bénéfice de
toute la chaîne judiciaire. Cette montée en compétence renforce à la fois
l’efficacité des PAC, la crédibilité de l’institution judiciaire et la
confiance des justiciables dans une justice plus transparente et plus exigeante.
»
À travers les présentations, les échanges
d’expériences et les exercices pratiques, les participants ont ainsi pu
confronter les règles juridiques à des situations concrètes et mieux
appréhender les principaux risques et irrégularités susceptibles d’être
rencontrés dans la gestion des finances publiques et des marchés publics.
Cette première session sera prolongée
dès le mois d’octobre 2026 par une formation de niveau 2, davantage orientée
vers la pratique. Elle accordera une place plus importante aux échanges
d’expériences, aux études de cas, aux ateliers pratiques et à l’analyse de
situations concrètes, afin d’approfondir les acquis du niveau 1 et de renforcer
encore davantage les capacités opérationnelles des magistrats.
Cette démarche traduit la volonté de
l’ENMG et de ses partenaires d’inscrire le renforcement des compétences dans la
durée et de proposer aux magistrats des formations au plus près des réalités
rencontrées dans l’exercice de leurs fonctions.
La formation a bénéficié de l’appui
technique et financier du Programme des Nations Unies pour le Développement
(PNUD).